Fabriquer soi-même ses purins de plantes

Jardiner au naturel, c’est ne pas utiliser de produits chimiques, c’est travailler avec la nature en utilisant les auxiliaires mais c’est également utiliser les bienfaits des plantes. Et si on revenait aux pratiques d’antan en utilisant des solutions naturelles pour soigner et nourrir ses plantes? Quoi de mieux que de produire ses propres purins pour prévenir de certaines maladies ou booster la croissance des plants au potager!

Les purins de plantes sont idéaux pour cela: ils servent d’engrais, de fongicides et même d’insecticides! Et l’immense avantage est qu’ils ne coûtent quasiment rien à fabriquer, sinon un peu de temps. Souvent considérées comme de mauvaises herbes, certaines plantes sauvages sont de véritables alliés et permettent de fabriquer des purins très utiles au jardin: ortie, fougère, consoude, pissenlit, lavande ou encore lierre… Chacune a son utilité au jardin.

Utilisez de préférence des plantes qui poussent près de chez vous et choisissez-les en fonction de l’utilité recherchée. Par exemple, l’ortie, riche en azote, en sels minéraux et en fer, favorise la croissance des parties végétatives et stimule les jeunes plants. Elle est idéale pour les jeunes plants de tomates. La consoude, riche en potasse, phosphore et calcium, accélère la formation des fleurs, des fruits et des tubercules. Le lierre, quant à lui, riche en saponine, prévient l’apparition des pucerons et des araignées rouges. Bref, vous l’aurez compris, il existe divers purins pour des utilités ciblées, à vous de choisir celui dont vous avez besoin.

Ici, on a opté pour le purin d’ortie qui va apporter un coup de fouet aux plants de tomates qui vont très prochainement quitté la nursery (les fenêtres de mon bureau) pour rejoindre la serre et le potager. Au fond du jardin, à l’endroit où il y a le compost, le BRF et les déchets de branches (qui peuvent servir au hérisson) on a laissé une zone « libre » que l’on n’entretient pas. On y trouve des orties, des fleurs sauvages, de la consoude… bref, un endroit très naturel dans lequel nous n’intervenons pas. Du coup, je n’ai pas eu besoin d’aller très loin chercher ma matière première!

Partez à la cueillette de préférence le matin car la plante est plus chargée en principes actifs. Munissez-vous de gants, si besoin, surtout pour les orties et récoltez 1 kg de plantes, pour 10 L d’eau. Généralement, on utilise les feuilles pour les purins, mais pour certaines plantes on privilégie la tige, les fleurs ou la racine, voire la plante entière.

J’ai cueilli les tiges d’orties que j’ai ensuite coupées. Puis il faut ensuite les faire macérer dans 10 L d’eau, dans un récipient en plastique, avec de l’eau de pluie, ni calcaire, ni chlorée. Il faudra alors attendre une quinzaine de jours et qu’il n’y ait plus de bulles de macération pour que le purin soit prêt. Il faut ensuite filtrer la préparation dans un récipient opaque non métallique pour éviter toute dégradation. Il ne vous restera plus qu’à utiliser votre purin dilué de 5% à 20% selon les besoins et le type de plantes.

Fabriquer son purin demande peu de matériel: une paire de gants, un sécateur, un récipient (seau, bidon), une passoire et un récipient opaque en plastique. Évitez les récipients en bois ou en métal qui peuvent altérer ou stopper la fermentation.

Si on n’a pas le bon matériel, on peut aussi opter pour une innovation de chez Hozelock, le BioMix*. Un outil pratique et facile qui permet de fabriquer soi-même ses purins de plantes.

J’ai reçu ce produit en test en février et j’ai attendu le printemps pour pouvoir commencer à m’en servir. Facile à utiliser, il permet d’obtenir une macération de plantes rapidement, sans problème de macération et en limitant les mauvaises odeurs. Le couvercle est doté d’un mélangeur pour remuer facilement et uniformément le macérat, et d’une fenêtre pour visualiser la fermentation. Le bac intérieur contient un filtre, et un robinet sert à récupérer le purin. Les débris végétaux peuvent être mis au compost par la suite.

Pendant 15 jours, j’ai tourné le couvercle pour mélanger le purin mais des bulles apparaissaient encore en surface. J’ai donc laissé quelques jours supplémentaire. Et voilà, mon purin est prêt! Et ça tombe bien car je vais bientôt repiquer les orties et il va m’être très utile. Jardiner bio n’a jamais été aussi simple!

Et vous fabriquez-vous votre purin? Si oui, lequel? Et pour quelle utilité? 

Bonne journée! 

 

 

 

 

*produit offert

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2 réflexions sur “Fabriquer soi-même ses purins de plantes

  1. Quelle chance d’avoir un jardin assez grand pour pouvoir laisser un coin « au naturel »… Cette année des orties se sont installées dans notre petit jardin, j’en fais des soupes et j’en ferai des tisanes, mais je ne peux malheureusement pas les laisser s’installer…

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